Dépression estivale

La dépression estivale fait partie des Troubles Affectifs Saisonnier (TAS).

Elle concerne environ 1 personne sur 100 et généralement plus de femmes que d’hommes lors des périodes de chaleur dans les régions chaudes, et donc l’été.





Peu connue, elle fait partie des dérèglements des hormones et du cycle circadien – autrement dit notre rythme biologique journalier.


La cause mise en avant : Notre cerveau créé des hormones selon notre rythme biologique journalier, dans le but de mieux réguler les fonctions principales de notre corps. C’est ce qu’on appelle le cycle circadien. La mélatonine est une hormone qui va favoriser le sommeil, le corps la produit après 20 heures tous les jours. La sérotonine, quant à elle, est l’hormone qui favorise le bien-être. Lors de troubles dépressifs, ces deux hormones fonctionnent différemment. L’été, quand il fait chaud, la température du corps augmente et on a tendance à rester dans des endroits « sombres » au frais, avec de la lumière artificielle, pour ressentir plus de fraîcheur, dus à la chaleur et donc à l’augmentation de la température corporelle. Notre corps produit ainsi moins de sérotonine. Pour compenser, il produit plus de mélatonine, pour retrouver un équilibre, mais qui va perturber le sommeil.

L’humain ressent ainsi une perturbation et peut engendrer les premiers symptômes des troubles affectifs saisonnier, surtout pour les personnes qui sont prédisposés par la génétique ou selon leur personnalité.


Les symptômes principaux, qui, pour devenir un TAS, doivent perdurer plusieurs semaines et être récurrents, c’est-à-dire, revenir d’une année sur l’autre avec fréquence similaire :

- Baisse de l’humeur durable

- Léthargie

- Irritabilité

- Tendance à se dévaloriser sur une longue période

- Dérèglement des habitudes du sommeil

- Diminution ou augmentation de l’appétit


Ces symptômes sont présents selon la personnalité de chacun avec un degré différent.

En effet, en période de très forte chaleur, nous avons tendance à manger moins, et à dormir avec difficultés – réveil nocturne, difficultés à s’endormir, et faire moins d’activité. Toutefois, dès que le corps s’est habitué et que la période de forte chaleur est passée, le rythme de chacun revient.

Lors des TAS, le rythme de perturbation est plus long et plus fort et les symptômes concernant l’humeur sont fortement ressentis par l’entourage.

Ce qui aggrave les TAS fait parti de l'environnement. Ce peut être notamment le rythme familial qui est modifié pendant l’été, on se couche plus tard, on profite le soir. Ce peut aussi être la perspective des vacances dont la route peut fatiguer, ainsi que parfois le changement de pays avec le décalage horaire, le coût des vacances, les enfants qui sont présents…


Que faire lors de la présence de symptômes de TAS.

- organiser ses vacances ses vacances à l'avance, mettez en place un planning prévisionnel avec des plages horaires libres ou vous pouvez ajouter des choses imprévues. Indiquer sur le planning des activités qui vous font plaisir !

- prendre des douches fraîches ou acheter un climatiseur pour que votre lieu de villégiature soit frais

- Essayer de conserver le plus possible votre rythme annuel des heures de coucher ou de repos. Se coucher et se lever à des heures régulières. En effet, le manque de sommeil peut augmenter le stress, l'anxiété et les symptômes de dépression

- Installer des rideaux aux fenêtres ou des stores pour prolonger votre temps de sommeil

- Préférer manger des aliments avec du magnésium (des bananes par exemple), des oméga 3 que l'on trouve dans notamment dans certains poissons (cuits en papillote au barbecue) et de la vitamine D qui est naturellement présente . Avoir une alimentation diversifiée, si le repas du soir est plus gras ou plus consistant que d'habitude, prendre quelque chose de plus léger le lendemain, les repas consistants font qu'on dort moins bien. Préférer manger les aliments plus difficiles à digérer le midi et moins le soir, dans le but d'avoir un rythme de sommeil peu perturbé.


- La sieste en vacances, est un rêve pour beaucoup de personnes, mais rien n'oblige à se forcer à la faire. Si vous n'avez pas envie de dormir, préférer un livre, ou tout simplement, ne rien faire pendant 15 - 20 minutes. Ca repose le corps et permet de conserver un rythme de sommeil moins perturbé

- Sortez ! Profiter de sortir tôt le matin quand la fraîcheur est présente pour faire les courses en évitant la foule. Le soir, quand la luminosité est encore présente et que la chaleur est moindre est un moment idéal pour se balader, même si les magasins sont fermés !

- Si les symptômes persistent alors que vous faites le nécessaire pour écouter votre corps, ne pas restez seul, Le mieux est d'en parler à un professionnel de santé, notamment un médecin dans le but de comprendre l'état de la personne ainsi que proposer une orientation vers un psychologue et un traitement adapté.

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