Code de déontologie du psychologue


Actualisation du Code de déontologie des psychologues de mars 1996.
(Février 2012)

Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l'action des psychologues.


PREAMBULE
L'usage professionnel du titre de psychologue est défini par l'article 44 de la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 complété par l'article 57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 qui fait obligation aux psychologues de s'inscrire sur les listes ADELI.
Le présent Code de déontologie est destiné à servir de règle aux personnes titulaires du titre de psychologue, quels que soient leur mode et leur cadre d’exercice, y compris leurs activités d'enseignement et de recherche. Il engage aussi toutes les personnes, dont les enseignants-chercheurs en psychologie (16ème section du Conseil National des Universités), qui contribuent à la formation initiale et continue des psychologues. Le respect de ces règles protège le public des mésusages de la psychologie et l'utilisation de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.
Les organisations professionnelles signataires du présent Code s’emploient à le faire connaître et à s'y référer. Elles apportent, dans cette perspective, soutien et assistance à leurs membres.


PRINCIPES GENERAUX
La complexité des situations psychologiques s'oppose à l’application automatique de règles. Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l'observance des grands principes suivants :
Principe 1 : Respect des droits de la personne
Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il s'attache à respecter l'autonomie d'autrui et en particulier ses possibilités d'information, sa liberté de jugement et de décision. Il favorise l'accès direct et libre de toute personne au psychologue de son choix. Il n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Il préserve la vie privée et l'intimité des personnes en garantissant le respect du secret professionnel. Il respecte le principe fondamental que nul n'est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même.
Principe 2 : Compétence
Le psychologue tient sa compétence :
- de connaissances théoriques et méthodologiques acquises dans les conditions définies par la loi relative à l’usage professionnel du titre de psychologue;
- de la réactualisation régulière de ses connaissances;
- de sa formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui. Chaque
psychologue est garant de ses qualifications particulières. Il définit ses limites propres compte tenu de
sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention
lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises. Quel que soit le contexte de son intervention et les
éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement et impartialité.
Principe 3 : Responsabilité et autonomie
Outre ses responsabilités civiles et pénales, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Dans
le cadre de sa compétence professionnelle, le psychologue décide et répond personnellement du choix
et de l'application des méthodes et techniques qu'il conçoit et met en œuvre et des avis qu’il formule. Il
peut remplir différentes missions et fonctions : il est de sa responsabilité de les distinguer et de les
faire distinguer.
Principe 4 : Rigueur
Les modes d'intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l'objet d'une explicitation
raisonnée et d’une argumentation contradictoire de leurs fondements théoriques et de leur
construction. Le psychologue est conscient des nécessaires limites de son travail.
Principe 5 : Intégrité et probité
Le psychologue a pour obligation de ne pas exploiter une relation professionnelle à des fins
personnelles, religieuses, sectaires, politiques, ou en vue de tout autre intérêt idéologique.
Principe 6 : Respect du but assigné
Les dispositifs méthodologiques mis en place par le psychologue répondent aux motifs de ses
interventions, et à eux seulement. En construisant son intervention dans le respect du but assigné, le
psychologue prend notamment en considération les utilisations qui pourraient en être faites par des
tiers.


TITRE I- L'EXERCICE PROFESSIONNEL


CHAPITRE I : DEFINITION DE LA PROFESSION
Article 1 : Le psychologue exerce différentes fonctions à titre libéral, salarié du secteur public,
associatif ou privé. Lorsque les activités du psychologue sont exercées du fait de sa qualification, le
psychologue fait état de son titre.
Article 2 : La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne
dans sa dimension psychique. Son activité porte sur les composantes psychologiques des individus
considérés isolément ou collectivement et situés dans leur contexte.
Article 3 : Ses interventions en situation individuelle, groupale ou institutionnelle relèvent d’une
diversité de pratiques telles que l’accompagnement psychologique, le conseil, l’enseignement de la
psychologie, l’évaluation, l’expertise, la formation, la psychothérapie, la recherche, le travail
institutionnel. Ses méthodes sont diverses et adaptées à ses objectifs. Son principal outil est l’entretien.


CHAPITRE II : LES CONDITIONS DE L'EXERCICE DE LA PROFESSION
Article 4 : Qu'il travaille seul ou en équipe, le psychologue fait respecter la spécificité de sa démarche
et de ses méthodes. Il respecte celles des autres professionnels.
Article 5 : Le psychologue accepte les missions qu'il estime compatibles avec ses fonctions et ses
compétences.
Article 6 : Quand des demandes ne relèvent pas de sa compétence, il oriente les personnes vers les
professionnels susceptibles de répondre aux questions ou aux situations qui lui ont été soumises.
Article 7 : Les obligations concernant le respect du secret professionnel s’imposent quel que soit le
cadre d’exercice.
Article 8 : Lorsque le psychologue participe à des réunions pluri professionnelles ayant pour objet
l'examen de personnes ou de situations, il restreint les informations qu’il échange à celles qui sont
nécessaires à la finalité professionnelle. Il s’efforce, en tenant compte du contexte, d’informer au
préalable les personnes concernées de sa participation à ces réunions.
Article 9 : Avant toute intervention, le psychologue s'assure du consentement libre et éclairé de ceux
qui le consultent ou qui participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il a donc
l’obligation de les informer de façon claire et intelligible des objectifs, des modalités et des limites de
son intervention, et des éventuels destinataires de ses conclusions.
Article 10 : Le psychologue peut recevoir à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par
la loi en tenant compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales et réglementaires en
vigueur.
Article 11 : L’évaluation, l’observation ou le suivi au long cours auprès de mineurs ou de majeurs
protégés proposés par le psychologue requièrent outre le consentement éclairé de la personne, ou au
moins son assentiment, le consentement des détenteurs de l'autorité parentale ou des représentants
légaux.
Article 12 : Lorsque l'intervention se déroule dans un cadre de contrainte ou lorsque les capacités de
discernement de la personne sont altérées, le psychologue s’efforce de réunir les conditions d'une
relation respectueuse de la dimension psychique du sujet.
Article 13 : Les avis du psychologue peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont
rapportées. Son évaluation ne peut cependant porter que sur des personnes ou des situations qu'il a
pu examiner lui-même.
Article 14 : Dans toutes les situations d'évaluation, quel que soit le demandeur, le psychologue
informe les personnes concernées de leur droit à demander une contre évaluation.
Article 15 : Le psychologue n'use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou
d’aliénation économique, affective ou sexuelle d’autrui.
Article 16 : Le psychologue présente ses conclusions de façon claire et compréhensible aux
intéressés.
Article 17 : Lorsque les conclusions du psychologue sont transmises à un tiers, elles répondent avec
prudence à la question posée et ne comportent les éléments d’ordre psychologique qui les fondent que
si nécessaire. La transmission à un tiers requiert l'assentiment de l'intéressé ou une information
préalable de celui-ci.
Article 18 : Le psychologue n’engage pas d’intervention ou de traitement impliquant des personnes
auxquelles il est personnellement lié. Dans une situation de conflits d’intérêts, le psychologue a
l'obligation de se récuser.
Article 19 : Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal et son
titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Dans le cas de situations susceptibles de
porter atteinte à l'intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d'un tiers,
le psychologue évalue avec discernement la conduite à tenir en tenant compte des dispositions légales
en matière de secret professionnel et d'assistance à personne en péril. Le psychologue peut éclairer sa
décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.
Article 20 : Les documents émanant d'un psychologue sont datés, portent son nom, son numéro
ADELI, l'identification de sa fonction, ses coordonnées professionnelles, l'objet de son écrit et sa
signature. Seul le psychologue auteur de ces documents est habilité à les modifier, les signer ou les
annuler. Il refuse que ses comptes rendus soient transmis sans son accord explicite et fait respecter la
confidentialité de son courrier postal ou électronique.
Article 21 : Le psychologue doit pouvoir disposer sur le lieu de son exercice professionnel d'une
installation convenable, de locaux adéquats pour préserver la confidentialité, de moyens techniques
suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.
Article 22 : Dans le cas où le psychologue est empêché ou prévoit d'interrompre son activité, il prend,
avec l'accord des personnes concernées, les mesures appropriées pour que la continuité de son action
professionnelle puisse être assurée.


CHAPITRE III : LES MODALITÉS TECHNIQUES DE L'EXERCICE PROFESSIONNEL
Article 23 : La pratique du psychologue ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques employées.
Elle est indissociable d'une appréciation critique et d’une mise en perspective théorique de ces
techniques.
Article 24 : Les techniques utilisées par le psychologue à des fins d’évaluation, de diagnostic,
d’orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement validées et sont actualisées.
Article 25 : Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il
prend en compte les processus évolutifs de la personne. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou
définitives concernant les ressources psychologiques et psychosociales des individus ou des groupes.
Article 26 : Le psychologue recueille, traite, classe, archive, conserve les informations et les données
afférentes à son activité selon les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il en est de même
pour les notes qu’il peut être amené à prendre au cours de sa pratique professionnelle. Lorsque ces
données sont utilisées à des fins d’enseignement, de recherche, de publication ou de communication,
elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l’anonymat.
Article 27 : Le psychologue privilégie la rencontre effective sur toute autre forme de communication à
distance et ce quelle que soit la technologie de communication employée. Le psychologue utilisant
différents moyens télématiques (téléphone, ordinateur, messagerie instantanée, cybercaméra) et du
fait de la nature virtuelle de la communication, explique la nature et les conditions de ses interventions,
sa spécificité de psychologue et ses limites.
Article 28 : Le psychologue exerçant en libéral fixe librement ses honoraires, informe ses clients de
leur montant dès le premier entretien et s'assure de leur accord.


CHAPITRE IV : LES DEVOIRS DU PSYCHOLOGUE ENVERS SES PAIRS
Article 29 : Le psychologue soutient ses pairs dans l’exercice de leur profession et dans l'application
et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et d'aide dans les
situations difficiles, notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.
Article 30 : Le psychologue respecte les références théoriques et les pratiques de ses pairs pour
autant qu'elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code. Ceci n'exclut pas la
critique argumentée.
Article 31 : Lorsque plusieurs psychologues interviennent dans un même lieu professionnel ou auprès
de la même personne, ils se concertent pour préciser le cadre et l'articulation de leurs interventions.


CHAPITRE V : LE PSYCHOLOGUE ET LA DIFFUSION DE LA PSYCHOLOGIE
Article 32 : Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie et de l’image de la
profession auprès du public et des médias. Il fait une présentation de la psychologie, de ses
applications et de son exercice en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son
droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.
Article 33 : Le psychologue fait preuve de discernement, dans sa présentation au public, des
méthodes et techniques psychologiques qu'il utilise. Il informe le public des dangers potentiels de leur
utilisation et instrumentalisation par des non psychologues. Il se montre vigilant quant aux conditions
de sa participation à tout message diffusé publiquement.


TITRE II- LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES


Article 34 : L'enseignement de la psychologie respecte les règles déontologiques du présent Code. En
conséquence, les institutions de formation :
- diffusent le Code de Déontologie des Psychologues aux étudiants en psychologie dès le début de
leurs études ;
- fournissent les références des textes législatifs et réglementaires en vigueur ;
- s'assurent que se développe la réflexion sur les questions éthiques et déontologiques liées aux
différentes pratiques : enseignement, formation, pratique professionnelle, recherche.
Article 35 : Le psychologue enseignant la psychologie ne participe qu’à des formations offrant des
garanties scientifiques sur leurs finalités et leurs moyens.
Article 36 : Les formateurs ne tiennent pas les étudiants pour des patients ou des clients. Ils ont pour
seule mission de les former professionnellement, sans exercer sur eux une quelconque pression.
Article 37 : L’enseignement présente les différents champs d'étude de la psychologie, ainsi que la
pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective
et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l'endoctrinement et le sectarisme.
Article 38 : L'enseignement de la psychologie fait une place aux disciplines qui contribuent à la
connaissance de l’homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les
questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs
éthiques.
Article 39 : Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l'évaluation
des personnes et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans le choix
des outils, leur maniement - prudence, vérification - et leur utilisation - secret professionnel et
confidentialité -. Les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de
refuser, de la dignité et de l'intégrité des personnes présentées.
Article 40 : Les formateurs, tant universitaires que praticiens, veillent à ce que leurs pratiques, de
même que les exigences universitaires - mémoires de recherche, stages, recrutement de participants,
présentation de cas, jurys d'examens, etc. - soient conformes à la déontologie des psychologues. Les
formateurs qui encadrent les stages, à l’Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires
appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret
professionnel, le consentement éclairé. Les dispositions encadrant les stages et les modalités de la
formation professionnelle (chartes, conventions) ne doivent pas contrevenir aux dispositions du présent
Code.
Article 41 : Le psychologue enseignant la psychologie n’accepte aucune rémunération de la part d'une
personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction. Il n'exige pas des étudiants leur participation
à d’autres activités, payantes ou non, lorsque celles-ci ne font pas explicitement partie du programme
de formation dans lequel sont engagés les étudiants.
Article 42 : L’évaluation tient compte des règles de validation des connaissances acquises au cours de
la formation initiale selon les modalités officielles. Elle porte sur les disciplines enseignées à l'Université,
sur les capacités critiques et d’autoévaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences
éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.
Article 43 : Les enseignements de psychologie destinés à la formation de professionnels non
psychologues observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux articles 40, 41 et 42
du présent Code.


TITRE III- LA RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE


Article 44 : La recherche en psychologie vise à acquérir des connaissances de portée générale et à
contribuer si possible à l’amélioration de la condition humaine. Toutes les recherches ne sont pas
possibles ni moralement acceptables. Le savoir psychologique n'est pas neutre. La recherche en
psychologie implique le plus souvent la participation de sujets humains dont il faut respecter la liberté
et l'autonomie, et éclairer le consentement. Le chercheur protège les données recueillies et n’oublie
pas que ses conclusions comportent le risque d’être détournées de leur but.
Article 45 : Le chercheur ne réalise une recherche qu’après avoir acquis une connaissance
approfondie de la littérature scientifique existant à son sujet, formulé des hypothèses explicites et
choisi une méthodologie permettant de les éprouver. Cette méthodologie doit être communicable et
reproductible.
Article 46 : Préalablement à toute recherche, le chercheur étudie, évalue les risques et les
inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées dans ou par la recherche. Les personnes
doivent également savoir qu’elles gardent leur liberté de participer ou non et peuvent en faire usage à
tout moment sans que cela puisse avoir sur elles quelque conséquence que ce soit. Les participants
doivent exprimer leur accord explicite, autant que possible sous forme écrite.
Article 47 : Préalablement à leur participation à la recherche, les personnes sollicitées doivent
exprimer leur consentement libre et éclairé. L’information doit être faite de façon intelligible et porter
sur les objectifs et la procédure de la recherche et sur tous les aspects susceptibles d’influencer leur
consentement.
Article 48 : Si, pour des motifs de validité scientifique et de stricte nécessité méthodologique, la
personne ne peut être entièrement informée des objectifs de la recherche, il est admis que son
information préalable soit incomplète ou comporte des éléments volontairement erronés. Cette
exception à la règle du consentement éclairé doit être strictement réservée aux situations dans
lesquelles une information complète risquerait de fausser les résultats et de ce fait de remettre en
cause la recherche. Les informations cachées ou erronées ne doivent jamais porter sur des aspects qui
seraient susceptibles d’influencer l’acceptation à participer. Au terme de la recherche, une information
complète devra être fournie à la personne qui pourra alors décider de se retirer de la recherche et
exiger que les données la concernant soient détruites.
Article 49 : Lorsque les personnes ne sont pas en mesure d’exprimer un consentement libre et éclairé
(mineurs, majeurs protégés ou personnes vulnérables), le chercheur doit obtenir l’autorisation écrite
d’une personne légalement autorisée à la donner. Y compris dans ces situations, le chercheur doit
consulter la personne qui se prête à la recherche et rechercher son adhésion en lui fournissant des
explications appropriées de manière à recueillir son assentiment dans des conditions optimales.
Article 50 : Avant toute participation, le chercheur s'engage vis-à-vis du sujet à assurer la
confidentialité des données recueillies. Celles-ci sont strictement en rapport avec l'objectif poursuivi.
Toutefois, le chercheur peut être amené à livrer à un professionnel compétent toute information qu’il
jugerait utile à la protection de la personne concernée.
Article 51 : Le sujet participant à une recherche a le droit d'être informé des résultats de cette
recherche. Cette information lui est proposée par le chercheur.
Article 52 : Le chercheur a le devoir d’informer le public des connaissances acquises sans omettre de
rester prudent dans ses conclusions. Il veille à ce que ses comptes rendus ne soient pas travestis ou
utilisés dans des développements contraires aux principes éthiques.
Article 53 : Le chercheur veille à analyser les effets de ses interventions sur les personnes qui s’y
sont prêtées. Il s’enquiert de la façon dont la recherche a été vécue. Il s’efforce de remédier aux
inconvénients ou aux effets éventuellement néfastes qu’aurait pu entraîner sa recherche.
Article 54 : Lorsque des chercheurs et/ou des étudiants engagés dans une formation qui a cet objectif
participent à une recherche, les bases de leur collaboration doivent être préalablement explicitées ainsi
que les modalités de leur participation aux éventuelles publications à hauteur de leur contribution au
travail collectif.
Article 55 : Lorsqu’il agit en tant qu'expert (rapports pour publication scientifique, autorisation à
soutenir thèse ou mémoire, évaluation à la demande d’organisme de recherche…) le chercheur est
tenu de garder secrets les projets et les idées dont il a pris connaissance dans l’exercice de sa fonction
d’expertise. Il ne peut en aucun cas en tirer profit pour lui-même.


Les associations signataires renoncent à tous droits de propriété et autorisent la reproduction du Code sous réserve que soient mentionnés leurs noms et la date du présent document : 22 mars1996 et actualisé en février 2012).

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SIRET : 843 298 639 000 17 / N° ADELI : 04 93 0268 0

Profession réglementée

©2018 by Véronique Stilgenbauer - psychologue